La psychologie - Le complexe d'Œdipe

Je vous préviens tout de suite, âmes sensibles s'abstenir. Ce complexe a été étudié par Sigmund Freud, considéré comme le père de la psychanalytique. Beaucoup de ses théories sont liées à la sexualité et aux désirs cachés...

Le complexe d'Œdipe contribue au développement de l'identité sexuelle de l'individu dès l'enfance, de 3 à 7 ans en moyenne.

Chez le garçon :

C'est bizarre mais vous avez été prévenu. Le garçon au début de l'enfance comprend que la mère est aimée par son père, et que sa mère est dépourvue de phallus (pénis). Il va alors aimer sa mère, selon lui elle n'a pas de phallus car elle a été castrée (on lui aurait enlevé). Il croit que la mère le vit mal et il va alors tenter de l'aider en essayant de lui donner un enfant garçon. Oui, le garçon veut prendre la place du père et avoir des enfants avec sa mère. Cela n'arrive jamais mais c'est psychologique. Pour réaliser ce souhait, le garçon comprend que prendre la place du père n'est pas chose facile à obtenir. Il se met donc à la fois à détester et aimer son père, vu comme un rival. Mais le père est perçu comme une figure d'autorité très imposante et le garçon va ainsi croire que son père va le castrer, comme sa mère, s'il tente quoique ce soit, dans un but de vengance. La peur de castration résolve le complexe d'Œdipe. Cette peur est si intense que le garçon va abandonner et ne pas se risquer.

Le rôle du père est important dans ce processus et son rôle va finalement faire passer la garçon d'une relation érotisée à une relation de tendresse entre le père et la mère. Ce complexe lui permet par la suite d'avoir ce genre de relation auprès d'autres femmes. En ce qui concerne l'homosexualité c'est généralement la même chose et cette orientation sexuelle peut se développer après, elle peut souvent survenir chez l'adulte sans avoir de raison préexistante et sans forcément de lien avec l'enfance.

Chez la fille :

Le complexe d'Œdipe ne se déroule pas de la même manière chez une fille. En réalité et littéralement parlant, la fille aime sa mère au début, ce qui fait qu'une fille n'est pas hétérosexuelle au tout début de sa vie mais homosexuelle. Le complexe d'Œdipe contribue au changement de désir sexuel, de la femme (initialement la mère) à l'homme (initialement le père).

Au début de l'enfance, la fille comprend qu'elle est dépourvue de pénis et se sent en conséquence incomplète. Elle comprend également que c'est pareil chez sa mère, qu'elle pensait toute puissante (donc "complète"), son image est alors dévalorisée. La fille est aussi triste de ne peut pouvoir combler sa mère. Elle croit donc que cela résulte de la castration. Cette croyance engendre de la colère, voire de la haine, envers la figure maternelle.

La fille va par la suite découvrir la valorisation du sexe féminin et de son devenir, elle va aussi développer une perception positive de la relation amoureuse entre ses parents. Ces découvertes vont lui permettre d'abandonner petit à petit sa croyance intense au phallus et à "investir" un être de sexe différent. En fait, elle commence à percevoir sa mère comme un être désirable au sein du couple parental. Elle va commencer ensuite à croire que le fait de ne pas avoir de phallus est désiré par les hommes. Elle va ainsi essayer de se mettre à la place de sa mère afin d'avoir son père pour elle seule. Cette rivalité envers la mère ainsi que tout cet acheminement est l'entrée dans l'Œdipe.

L'énonciation des interdits permet à la fille de réaliser que son rêve Œdipien ne pourra jamais voir le jour. Cette prise de conscience l'amène à développer des sentimens tendres envers sa mère. La résolution du complexe d'Œdipe est bientôt complétée.

Chez le garçon et la fille :

La découverte des désirs que les parents ont l'un pour l'autre ainsi que les interdits fondateurs sont des éléments fondateur pour la fille et le garçon. Même si le complexe d'Œdipe ne se déroule pas de la même manière. L'énonciation des interdits et leur intériorisation chez la fille et le garçon contribue beaucoup au développement de la sociabilité, ils comprennent que l'inceste (relations sexuelles entre personnes de la même famille) ne leur est pas autorisé. Ils intègrent la dimension sociale de ces interdits, et vont donc comprendre : respecter l'autre, avoir son consentement clair, privilégier le dialogue...

à la fin du complexe d'Œdipe, notre conscience morale se développe (appelée le Surmoi), nous commençons à savoir par nous-mêmes ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, sans intervention d'une autre personne, et d'agir en conséquence en étant pleinement responsable.

L'enfant, suit à l'Œdipe, commence à visualiser le monde en trois dimensions : lui, ses parents et la société, alors qu'avant son monde était en deux dimensions : lui et ses parents (ou figures considérées comme tels).

Toutes les croyances engendrées par le complexe d'Œdipe ainsi que celles qui l'ont engendré sont refoulées loin dans notre inconscient, c'est pour cette raison que nous ne pouvons pas nous en souvenir.