Vulgarisation scientifique - Réflexion scientifique sur « Une brève histoire du temps » de Hawking
Article écrit par Louaye Goncalves#2620
Publié le 8/17/2026
Introduction: J’ai choisi de lire Une brève histoire du temps de Stephen Hawking car je porte un intérêt croissant à l’astrophysique et à la physique théorique. Je voulais en découvrir davantage sur ce domaine, que sais-je ? Une nouvelle passion ?
J’espérais, avant de lire ce livre, en découvrir davantage sur les sujets qui m’intéressaient et pouvoir voir si cela pourrait également me mener vers un long chemin qui pourrait devenir un futur parcours professionnel.
Je m’étais renseigné avant de le lire. J’avais vu qu’il était accessible au grand public et qu’il abordait les grands thèmes de la physique théorique actuelle et de la cosmologie. Je connaissais également assez bien les travaux réalisés par Hawking, notamment sur les trous noirs, sujet qui est actuellement celui qui me passionne le plus en physique théorique. Je voulais donc aborder ces sujets plus profondément, afin d’en apprendre davantage et d’acquérir plus de connaissances.
La lecture de ce livre m’a finalement amené à réfléchir à des questions beaucoup plus grandes que celles auxquelles je pensais avant de commencer. Comment l’Univers a-t-il commencé ? Qu’est-ce que le temps ? Que se passe-t-il réellement à l’intérieur d’un trou noir ? Et surtout, est-il possible qu’un jour nous puissions réunir toutes nos connaissances dans une seule et même théorie ?
Description de l'image
Le commencement de l’Univers : le Big Bang et la question du temps
Le Big Bang serait le commencement du temps et de notre Univers. Il serait, dans certaines descriptions théoriques, ce que l’on appelle en mathématiques une singularité. Cela signifie que les conditions présentes au moment du Big Bang auraient été tellement extrêmes que nos théories physiques actuelles ne permettent plus de les décrire correctement.
Il ne faut cependant pas imaginer le Big Bang comme une simple explosion dans un espace déjà existant. Il correspond plutôt à l’expansion de l’espace lui-même à partir d’un état extrêmement dense et chaud. Les scientifiques s’intéressent également à ce qu’il pouvait y avoir « avant » le Big Bang, mais cette question reste très difficile, car nos lois de la physique actuelles ne permettent pas de décrire avec certitude ce qui s’est passé dans les conditions extrêmes des tout premiers instants de l’Univers. Il est même possible que la notion de « avant » n’ait pas de sens si le temps lui-même commence avec le Big Bang.
De nombreuses théories parlent également du Big Crunch. Ce serait, par définition, la mort de l’Univers. L’une des grandes théories concernant son histoire imagine qu’il commencerait par subir une expansion, comme c’est le cas actuellement, puis qu’il finirait par entrer dans une phase de contraction. L’Univers se contracterait alors progressivement jusqu’à atteindre un état extrêmement dense, pouvant ainsi terminer dans une situation ressemblant, d’une certaine manière, à son état initial.
Pour imager cela, on peut imaginer une sphère dont le pôle Nord représenterait le Big Bang, donc le moment où tout commence. L’Univers subirait ensuite une expansion jusqu’à atteindre l’équateur, puis se contracterait progressivement jusqu’au pôle Sud, représentant alors la fin de l’Univers.
Mais cette question du commencement m’a également amené à réfléchir à quelque chose qui nous paraît pourtant évident : le temps.
Schéma explicatif d'une des théories de l'histoire de l'Univers.
Un temps qui n’est pas le même pour tous
La notion de temps aurait commencé au début de l’Univers, donc avec le Big Bang. Mais en réalité, le temps est une notion beaucoup plus complexe, car il n’est pas exactement le même pour tout le monde. Il dépend notamment de la vitesse à laquelle on se déplace et de la gravité présente autour de nous.
Selon la théorie de la relativité d’Einstein, deux personnes qui se déplaceraient à des vitesses différentes, ou qui se trouveraient dans des champs gravitationnels différents, pourraient mesurer des durées différentes entre les mêmes événements. C’est ce que l’on appelle la dilatation du temps.
Par exemple, une personne voyageant à une vitesse extrêmement proche de celle de la lumière pourrait ressentir seulement quelques secondes ou quelques années, tandis que beaucoup plus de temps pourrait s’être écoulé pour une personne restée sur Terre. Le temps ne s’écoule donc pas forcément de la même manière pour tout le monde.
Cela montre que le temps n’est pas une sorte d’horloge universelle qui avancerait exactement de la même façon partout dans l’Univers. Il est lié à l’espace et au mouvement, et c’est pour cela qu’Einstein parle de l’espace-temps.
Je trouve cette idée particulièrement intéressante, car elle remet en question notre façon habituelle de voir le temps. Pour nous, une seconde semble toujours être une seconde, mais à l’échelle de l’Univers, les choses sont beaucoup plus complexes.
Cette réflexion devient encore plus difficile lorsque Hawking aborde la question du début de l’Univers et notamment celle du temps imaginaire.
Description de l'espace-temps selon Albert Einstein.
Quand le commencement de l’Univers devient difficile à définir
Il existe plusieurs théories concernant le début de l’Univers. La plus connue est celle du Big Bang, selon laquelle l’Univers aurait commencé dans un état extrêmement chaud et dense. Dans certaines descriptions théoriques, lorsque l’on remonte jusqu’aux tout premiers instants de l’Univers, on arrive à ce que l’on appelle une singularité, c’est-à-dire une situation où nos théories physiques actuelles ne permettent plus de décrire correctement ce qui se passe.
Mais dans le livre, Hawking aborde également une notion beaucoup plus complexe : le temps imaginaire. Cette notion permet, grâce à des outils mathématiques, de décrire l’Univers d’une manière différente de celle que nous connaissons habituellement.
Avec le temps imaginaire, Hawking imagine que l’espace-temps pourrait ne pas avoir de véritable frontière ou de commencement comme nous nous le représentons habituellement. Cela permettrait notamment d’éviter la singularité du Big Bang dans certaines descriptions de l’Univers. Au lieu d’avoir un point précis où l’Univers aurait commencé, il pourrait être comparable à la surface d’une sphère : cette surface possède une taille finie, mais elle n’a pas de bord.
Cette idée est particulièrement difficile à comprendre, car elle remet en question notre conception habituelle du commencement. Si le temps lui-même n’a pas de frontière, alors demander « qu’est-ce qu’il y avait avant le début de l’Univers ? » pourrait ne plus avoir réellement de sens. C’est un peu comme demander ce qu’il y a au nord du pôle Nord : la question semble logique, mais elle ne correspond plus à la façon dont l’espace est défini.
Hawking utilise ensuite cette réflexion pour aborder une question beaucoup plus philosophique : si l’Univers peut être décrit par des lois physiques sans avoir besoin d’un commencement extérieur, avons-nous réellement besoin de l’intervention d’un créateur pour expliquer son origine ?
Personnellement, je trouve cette partie particulièrement intéressante, car elle montre que la physique peut nous amener à nous poser des questions qui dépassent parfois les simples calculs mathématiques. Cependant, je ne pense pas que cette théorie puisse à elle seule « prouver » qu’une divinité n’existe pas. Elle propose plutôt une autre manière d’expliquer l’origine et le fonctionnement de l’Univers, sans avoir nécessairement besoin de faire intervenir une cause extérieure.
Et parmi tous les objets de l’Univers abordés dans le livre, il y en a un qui m’intéresse particulièrement : le trou noir.
Les trous noirs : entre fascination et mystère
Un trou noir est, à mes yeux, un sujet très complexe, mais à la fois extrêmement intéressant. En réalité, un trou noir peut se former de plusieurs façons. Certains pourraient même être des trous noirs primordiaux, qui se seraient formés dans les tout premiers instants de l’Univers, peu après le Big Bang. Cependant, leur existence n’a pas encore été confirmée.
La formation la plus connue est celle d’un trou noir provenant de la mort d’une étoile massive. Lorsqu’une étoile suffisamment massive arrive à la fin de sa vie, elle peut s’effondrer sous l’effet de sa propre gravité. Si le cœur de l’étoile est suffisamment massif, son effondrement peut continuer jusqu’à former un trou noir.
La gravité devient alors tellement intense qu’au-delà d’une certaine limite, appelée horizon des événements, même la lumière ne peut plus s’échapper. C’est notamment de là que vient le nom de « trou noir ». Il ne s’agit donc pas réellement d’un trou dans l’espace, mais plutôt d’une région de l’espace-temps dont rien ne peut revenir une fois l’horizon des événements franchi.
L’horizon des événements est en quelque sorte la limite du trou noir. Une fois qu’un objet ou même de la lumière franchit cette limite, il ne peut plus revenir en arrière. Ce n’est pas une surface solide, mais plutôt une frontière invisible autour du trou noir, à partir de laquelle aucune information ne peut parvenir jusqu’à nous.
Au centre d’un trou noir, les équations de la relativité générale prédisent la présence d’une singularité. Dans cette région, les quantités décrites par nos théories deviennent extrêmes et les lois de la physique telles que nous les connaissons ne permettent plus de donner une description complète de ce qui se passe réellement. Cela pourrait justement être le signe que nos théories actuelles sont incomplètes et qu’une nouvelle théorie est nécessaire.
La gravité d’un trou noir peut également provoquer un phénomène appelé spaghettification. Si un objet s’approche suffisamment d’un trou noir, la différence de gravité entre les différentes parties de son corps peut devenir énorme. Par exemple, la gravité exercée sur ses pieds pourrait être beaucoup plus forte que celle exercée sur sa tête. Le corps serait alors étiré dans une direction et comprimé dans les autres, jusqu’à être complètement déformé.
Cependant, il ne faut pas penser que l’on ressentirait forcément une force gigantesque à des millions de kilomètres de n’importe quel trou noir. Un trou noir exerce une gravité comme n’importe quel autre objet possédant une masse. Ce qui rend son environnement particulier, c’est surtout ce qui se passe lorsque l’on s’en approche suffisamment. Les trous noirs deviennent encore plus fascinants lorsqu’on découvre qu’ils ne sont finalement pas totalement « noir »
Représentation d'un trou noir.
Quand un trou noir n’est plus totalement noir
Hawking a montré, grâce à ses travaux, qu’un trou noir pouvait émettre un rayonnement, aujourd’hui appelé rayonnement de Hawking. Cela pouvait paraître assez contre-intuitif, car on savait déjà que même la lumière ne pouvait pas s’échapper d’un trou noir une fois qu’elle avait franchi son horizon des événements. Alors, comment un trou noir pouvait-il réellement émettre un rayonnement ?
Cette idée pouvait sembler invraisemblable, et pourtant, Hawking a montré que les effets de la physique quantique autour de l’horizon des événements pouvaient permettre à un trou noir d’émettre une faible quantité de rayonnement.
Il ne faut cependant pas imaginer que ce rayonnement provient directement de l’intérieur du trou noir. Il serait plutôt lié aux phénomènes quantiques qui se produisent à proximité de son horizon des événements. À cause de ces effets, un observateur situé loin du trou noir pourrait détecter un rayonnement provenant de celui-ci.
Cela signifie qu’un trou noir n’est donc pas totalement « noir ». Il possède une température et peut perdre progressivement de l’énergie sous forme de rayonnement. En conséquence, il peut également perdre de la masse au cours du temps. Pour les trous noirs astrophysiques, ce rayonnement est extrêmement faible, mais sur des durées suffisamment longues, il pourrait conduire à leur évaporation.
Cette découverte est particulièrement importante car elle rapproche deux domaines de la physique qui semblaient jusqu’alors très difficiles à réunir : la relativité générale, qui décrit notamment les trous noirs, et la physique quantique, qui décrit le comportement de la matière et de l’énergie à de très petites échelles.
C’est justement cette rencontre entre les deux qui m’amène à une autre question : pourquoi la physique quantique remet-elle autant en question notre intuition du monde ?
Représentation du rayonnement d'Hawking
Une physique qui remet en question notre intuition
La physique quantique étudie le monde à très petite échelle, notamment celui des particules, de leurs mouvements et de la façon dont elles se comportent. Elle décrit un monde qui peut sembler très différent de celui que nous observons à notre échelle, avec des phénomènes qui sont parfois difficiles à comprendre avec notre intuition habituelle.
Grâce à la physique quantique, de nouvelles théories ont pu apparaître et nous permettent de mieux comprendre l’histoire de l’Univers, mais également la façon dont il fonctionne aujourd’hui. Ce qui m’a paru compliqué à bien cerner au départ, c’est qu’aujourd’hui, la physique repose principalement sur deux grandes théories : la relativité générale d’Einstein et la mécanique quantique.
Ces deux théories fonctionnent extrêmement bien dans leurs domaines respectifs, mais elles deviennent difficiles à faire fonctionner ensemble dans certaines situations extrêmes. C’est notamment le cas des trous noirs et des tout premiers instants de l’Univers. On ne peut donc pas encore décrire complètement ces situations avec une seule théorie qui réunirait la relativité générale et la mécanique quantique.
C’est pour cela que les trous noirs sont bien plus que de simples objets présents dans l’espace. Ils représentent pour moi une sorte de frontière entre deux mondes de la physique : celui de la relativité générale et celui de la physique quantique. En étudiant ce qui se passe dans ces conditions extrêmes, les scientifiques espèrent pouvoir comprendre comment ces deux théories pourraient être liées.
C’est là qu’intervient l’idée d’une unification de la physique. L’objectif serait de parvenir à une théorie capable de décrire les différentes forces et les différents phénomènes de l’Univers dans un même cadre théorique. Une telle théorie pourrait nous permettre de mieux comprendre des questions fondamentales sur notre Univers, comme son origine, son évolution et peut-être même son destin.
Nous savons déjà que les trous noirs font intervenir à la fois des phénomènes décrits par la relativité générale et des effets quantiques, notamment avec le rayonnement de Hawking. Cela nous montre qu’il existe probablement un lien profond entre ces deux domaines. Nous ne savons cependant pas encore exactement comment les réunir.
C’est justement ce qui rend cette recherche aussi fascinante : peut-être qu’un jour, une théorie permettant de réunir la relativité générale et la physique quantique nous donnera une compréhension beaucoup plus complète de l’Univers et de toute son histoire.
Et si nous trouvions un jour une théorie capable d’expliquer l’Univers ?
L’idée qui m’a le plus marqué dans le livre, je dirais que c’est celle d’une théorie encore inconnue, qui pourrait nous permettre de comprendre des phénomènes aussi extrêmes que les singularités. C’est l’idée d’une unification de la physique, qui permettrait peut-être de réunir les différentes théories que nous utilisons aujourd’hui pour comprendre notre Univers.
Ce qui me fascine dans cette idée, c’est que la physique théorique pourrait, en quelque sorte, devenir accessible à tous ceux qui souhaiteraient réellement s’y intéresser et la comprendre, et ne serait pas réservée uniquement aux plus grands esprits de la planète. Évidemment, cela demanderait énormément de travail, de connaissances et de persévérance, mais je trouve fascinant de penser que nous pouvons essayer de comprendre des phénomènes qui se trouvent à des milliards d’années-lumière ou qui se sont produits il y a des milliards d’années.
Cela me donne envie de contribuer à l’avancement de ces sujets.
Nous pourrions peut-être un jour comprendre une grande partie de l’histoire de notre Univers grâce à une seule et même théorie, capable d’expliquer des phénomènes qui nous semblent aujourd’hui complètement différents.
Et la question qui me paraît alors particulièrement intéressante est la suivante : quel serait l’avenir de la physique théorique si nous trouvions un jour une seule et unique théorie capable d’expliquer l’ensemble des phénomènes fondamentaux de notre Univers ?
Est-ce que la physique théorique aurait alors atteint sa limite, ou bien cette découverte nous ouvrirait-elle simplement la porte vers des questions encore plus grandes, que nous ne sommes même pas capables d’imaginer aujourd’hui ?
Une toute petite place dans un Univers immense
Je savais que nous étions tout petits dans cet Univers rempli de mystères. Mais il est vrai que la lecture de ce livre m’a permis de me rendre encore davantage compte de notre toute petite place dans cette immensité.
Je me suis également rendu compte que certaines distances, certaines valeurs et certaines échelles étaient tellement grandes qu’elles pouvaient dépasser notre propre capacité à les concevoir. Nous savons que ces distances et ces valeurs existent et qu’elles sont parfois gigantesques, mais nous avons beaucoup de mal à réellement nous en rendre compte. Notre cerveau n’est tout simplement pas fait pour se représenter des échelles aussi grandes, notamment lorsque l’on parle de milliards d’années ou de distances de plusieurs milliards d’années-lumière.
Ce livre m’a donc conforté dans l’idée que nous sommes extrêmement petits à l’échelle de l’Univers. Pourtant, ce qui est particulièrement incroyable chez nous, les êtres humains, c’est que malgré notre taille infime face à cet immense Univers, nous avons la capacité de nous poser des questions sur celui-ci.
Nous pouvons nous demander : « Pourquoi ? », « Comment ? », « D’où venons-nous ? » et même « Où allons-nous ? »
C’est peut-être cela qui me fascine le plus. Nous sommes une infime partie de l’Univers, mais nous avons réussi à observer les étoiles, à comprendre certaines lois qui régissent les galaxies, à étudier les trous noirs et à essayer de comprendre les premiers instants de l’Univers.
L’être humain est donc peut-être petit par sa taille, mais sa capacité à chercher, à comprendre et à remettre en question ce qu’il croit savoir est, à mes yeux, quelque chose d’extraordinaire.
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Quand la physique devient difficile à concevoir
J’ai dû relire plusieurs passages de ce livre, mais il y en a un qui m’a particulièrement marqué plus que les autres : celui qui nous expliquait comment se comporte la physique quantique.
La mécanique quantique est une science remplie de paradoxes et de phénomènes qui peuvent sembler assez illogiques avec notre façon habituelle de penser. Ce qui m’a le plus marqué, c’est notamment la manière dont certains phénomènes quantiques peuvent remettre en question notre conception du temps et de la façon dont les événements se déroulent.
Je m’explique : dans notre monde, nous avons l’habitude de penser que le temps avance toujours dans une seule direction. Par exemple, si un verre tombe d’une table et se brise sur le sol, nous voyons très bien le déroulement de l’événement : le verre tombe, se brise, puis les morceaux restent au sol. Il nous paraît alors complètement impossible que les morceaux se remettent d’eux-mêmes en place et que le verre remonte jusqu’à la table.
Pourtant, certaines équations fondamentales de la physique, notamment dans le domaine quantique, peuvent être décrites de manière compatible avec une inversion du temps. Cela ne signifie pas que nous pouvons réellement faire remonter le temps ou faire se recoller un verre cassé, mais cela montre que les lois physiques sont parfois beaucoup moins intuitives que ce que notre expérience quotidienne nous laisse penser.
Cette idée m’a particulièrement marqué car elle montre à quel point notre intuition peut être limitée lorsqu’il s’agit de comprendre le monde à l’échelle quantique. Certains phénomènes sont tellement éloignés de ce que nous observons dans notre vie quotidienne qu’ils peuvent être difficiles à concevoir au premier abord.
C’est pour cela que certains passages du livre m’ont demandé une lecture plus approfondie. Je devais parfois relire plusieurs fois une même explication pour réellement comprendre ce que Hawking voulait nous faire comprendre. Et c’est justement ce qui rend ces passages intéressants : ils nous obligent à remettre en question certaines choses qui nous semblaient pourtant évidentes.
La question que j’aurais aimé poser à Stephen Hawking
Si je pouvais poser une seule question à Stephen Hawking après avoir lu son livre, ce serait :
« Quelle est la théorie à laquelle vous croyez concernant l’origine de l’Univers ? »
Lorsque Stephen Hawking explique les différentes théories qui portent sur la naissance de l’Univers, cela m’a laissé plutôt perplexe. Surtout lorsqu’il décrit certaines idées issues de la physique quantique, selon lesquelles l’Univers pourrait ne pas avoir de véritable début ni de véritable fin, mais simplement « être ».
Hawking ne donne cependant jamais réellement son avis personnel sur la question. Et si je pouvais lui poser une seule question, j’aimerais savoir quelle théorie lui paraissait la plus probable et pourquoi.
Imaginons qu’il ait réellement privilégié l’idée d’un Univers sans commencement. Cela pourrait également avoir des conséquences philosophiques importantes, notamment concernant l’existence de Dieu. Si l’Univers pouvait être expliqué par les lois de la physique sans avoir besoin d’un commencement ou d’une cause extérieure, alors la question de l’existence d’un créateur se poserait différemment.
Cela pourrait évidemment entrer en contradiction avec les convictions religieuses de certaines personnes, mais c’est justement ce qui rend cette question intéressante à mes yeux. J’aimerais donc savoir ce que Hawking pensait réellement de cette question, pourquoi il aurait choisi cette théorie plutôt qu’une autre, et surtout s’il pensait que la science pouvait réellement répondre à la question de l’existence de Dieu.
C’est probablement la question que j’aurais le plus aimé lui poser, car elle se trouve à la frontière entre la physique, la philosophie et notre manière de comprendre l’Univers.
Une difficulté qui me donne encore plus envie de comprendre
Et bien ! Je répondrais que ce livre m’a montré que la physique théorique était complexe, mais ma tout de même donné envie de mieux la comprendre.
Ce livre apporte des informations précises et approfondies sur la physique théorique et aborde donc des thèmes assez complexes, avec des notions qui méritent parfois d’être relues plusieurs fois pour être réellement comprises. Cependant, ces notions complexes et parfois difficiles à concevoir me donnent justement encore plus envie de les comprendre.
Cela me donne réellement envie de comprendre ces notions, de pouvoir un jour avoir la capacité de les transmettre à d’autres personnes, et même, pourquoi pas, de contribuer à leurs avancées. Je trouve fascinant de pouvoir étudier des choses que je ne comprends pas encore totalement et de me dire qu’avec du travail et de la persévérance, je pourrais peut-être un jour les comprendre.
Ce livre m’a en réalité encore davantage passionné pour l’astrophysique, l’astronomie et la physique théorique. Il m’a montré à quel point ces domaines pouvaient être complexes, mais cette difficulté ne me décourage pas. Au contraire, elle me donne encore plus envie de progresser et de comprendre.
Je pense que ce livre m’a permis d’ouvrir concrètement une porte vers une voie qui m’intéresse énormément, et peut-être même vers un futur parcours que je n’avais pas encore envisagé aussi sérieusement auparavant.
Conclusion
Au départ, je voulais simplement en apprendre davantage sur l’astrophysique et la physique théorique. Après avoir lu Une brève histoire du temps, j’ai finalement découvert bien plus de questions que je n’en avais au début.
Le livre ne m’a pas donné toutes les réponses que je cherchais, mais je pense que ce n’est justement pas le plus important. Il m’a surtout donné envie de continuer à chercher, à comprendre et à me poser des questions.
Plus je découvre l’Univers, plus je réalise à quel point il reste de choses que nous ne comprenons pas encore. Et pourtant, malgré notre toute petite place dans cette immensité, nous sommes capables de nous demander comment l’Univers fonctionne, d’où il vient et où il pourrait aller.
C’est finalement ce que je retiens le plus de cette lecture : la difficulté de comprendre la physique ne m’a pas donné envie d’abandonner. Elle m’a donné encore plus envie de comprendre.
Mots-clés :
Univers, trou noir, Albert Einstein, Stephen Hawking, relativité générale, critique littéraire
Sources :
Stephen Hawking, Une brève histoire du temps : Du Big Bang aux trous noirs, Flammarion, 1989